En 2026, le loyer moyen d’une chambre en colocation atteint 514 € en France, un montant qui reste 12 % moins cher qu’un studio, malgré une pression grandissante sur les prix. LocService.fr dévoile les derniers chiffres-clés à connaître sur le marché de la colocation en France en 2026.
🏠 514 € par mois : le prix d’une chambre en colocation en 2026
Le loyer moyen charges comprises d’une chambre en colocation s’établit à 514 € en 2026, contre 508 € un an plus tôt. Soit une hausse modérée de +1,15 %.
De quoi rassurer les petits budgets, surtout si l’on compare avec les studios indépendants : ceux-ci grimpent bien plus vite, avec +4,4 % sur la même période, pour atteindre 587 € en moyenne. L’écart entre les deux se creuse donc à nouveau, la colocation restant 73 € moins chère par mois qu’un studio (soit 12 % d’économie).

📍 Boulogne-Billancourt, plus chère que Paris pour une chambre en colocation
Sans surprise, Paris reste la ville la plus chère de France, avec 776 € en moyenne pour une chambre, en hausse de +3,8 % sur un an (contre seulement +1,7 % en Ile-de-France, et +2 % en province). Mais un chiffre détonne dans les données : à Boulogne-Billancourt, le loyer moyen grimpe à 807 €, soit plus cher que dans la capitale elle-même.
Voici les 10 grandes villes de France métropolitaine les plus chères (parmi celles comptant plus de 100 000 habitants) :
| Rang | Ville | Loyer moyen en colocation CC | Part de la demande française |
|---|---|---|---|
| 1 | Boulogne-Billancourt | 807 € | 1,7 % |
| 2 | Paris | 776 € | 16,3 % |
| 3 | Montreuil | 658 € | 1,7 % |
| 4 | Argenteuil | 653 € | 0,4 % |
| 5 | Nice | 651 € | 2,8 % |
| 6 | Bordeaux | 591 € | 1,9 % |
| 7 | Saint-Denis | 591 € | 1,0 % |
| 8 | Annecy | 567 € | 0,7 % |
| 9 | Lyon | 558 € | 4,9 % |
| 10 | Aix-en-Provence | 537 € | 1,1 % |
Côté demande, Paris capte à elle seule 16,3 % des recherches nationales de colocation, contre 12,5 % l’an dernier. Lyon suit loin derrière avec 4,9 %, devant Strasbourg (3 %), Montpellier (2,9 %) et Nice (2,8 %). Prise dans son ensemble, l’Ile-de-France concentre 43 % de la demande française.
🎓 Les étudiants toujours majoritaires, mais de moins en moins seuls
Les étudiants représentent 53 % des candidats à la colocation en 2026. Un chiffre en baisse : ils étaient encore 61 % en 2022. Les actifs occupent aujourd’hui 44 % des recherches, un rééquilibrage qui traduit une évolution de fond du profil des colocataires. Les retraités, eux, restent marginaux avec seulement 3 % des candidatures.
🔑 Qui se porte garant en colocation ?
Trouver un garant reste souvent l’étape la plus délicate pour un candidat à la colocation. Les chiffres 2026 le confirment :
- 63 % des colocataires s’appuient sur un garant familial
- 15 % passent par la garantie Visale d’Action Logement
- 13 % n’ont aucun garant
💶 La colocation reste l’un des meilleurs bons plans pour se loger pas cher
« Signe que les difficultés à se loger de façon abordable touchent tous les publics, la part d’étudiants parmi les colocataires a tendance à reculer puisqu’elle était de 61 % en 2022, contre 53 % aujourd’hui, », commente Ivan Thiébault, data analyst chez LocService.fr. « En moyenne, une chambre en colocation se loue 12 % moins cher qu’un studio indépendant, ce qui en fait un des moyens les plus économiques de se loger, notamment pour les étudiants qui ont des difficultés à dénicher un logement à la dernière minute en cette période de rentrée. »
Pour comparer avec les années précédentes, notre Observatoire de la colocation 2025 affichait déjà une hausse plus marquée (+6,7 %).
Méthodologie : données issues de l’analyse de près de 8 000 offres et demandes de chambres en colocation enregistrées sur LocService.fr sur les 12 derniers mois. Tous les loyers sont exprimés charges comprises.
Autodidacte (et passionné) de droit immobilier, Licence pro E-commerce, je suis responsable éditorial, rédacteur, SEO et data analyst chez LocService.fr depuis plus de 10 ans. Je suis l’auteur des Observatoires LocService du marché locatif, et vous m’avez peut-être déjà entendu (ou pas, si vous dormiez encore) dans des matinales TV/radio pour les présenter.
Et en bon Breton qui se respecte, je suis facilement corruptible avec des crêpes !
