L’Assurance Loyers Impayés, également appelée Garantie des Loyers Impayés ou GLI, sécurise les revenus du propriétaire bailleur et le garantit contre les risques locatifs : loyers et charges impayés, détériorations immobilières, frais de contentieux, voire parfois le départ prématuré du locataire. Il s’agit d’une assurance délivrée par des compagnies privées, contrairement à la garantie Visale qui est assurée par l’État via Action Logement.
Sommaire
- Assurance Loyers Impayés ou caution classique, que choisir ?
- Différence entre Assurance Loyers Impayés et Visale
- Comment fonctionne l’Assurance Loyer Impayé ?
- Où souscrire une Assurance Loyer Impayé ?
- Peut-on cumuler l’Assurance Loyers Impayés avec une caution solidaire ?
- Quelles sont les garanties de l’Assurance Loyers Impayés ?
- Combien coûte une Assurance Loyers Impayés ?
Assurance Loyers Impayés ou caution classique, que choisir ?
Lorsqu’il s’agit de sécuriser un revenu locatif, le propriétaire peut se poser la question de quelle est la meilleure solution : l’Assurance GLI ou bien la caution solidaire classique. L’Assurance Loyers Impayés offre une couverture financière directe au propriétaire en cas de défaut de paiement du locataire. Elle prend généralement en charge les démarches de recouvrement, protège contre les dégradations et peut même couvrir les frais de procédure juridique. En revanche, elle implique des cotisations annuelles, généralement un pourcentage du loyer.
De l’autre côté, la caution est une garantie personnelle souvent fournie par un proche du locataire, l’un de ses parents par exemple. En cas d’impayés, le propriétaire se tourne vers cette personne pour récupérer son dû. Si elle est gratuite et courante, la caution présente des limites : la solvabilité du garant n’est pas toujours assurée sur la durée, et le recouvrement peut s’avérer complexe. De plus, la relation personnelle entre le locataire et son garant peut compliquer les démarches. En somme, le choix entre GLI et caution dépend des préférences du bailleur : ceux qui cherchent une tranquillité d’esprit et une démarche professionnalisée pourraient opter pour l’ALI, tandis que ceux qui privilégient une solution sans coûts additionnels pourraient se tourner vers la caution.
Il ne faut cependant pas oublier la garantie Visale, qui se présente comme une alternative intéressante car gratuite. Proposée par Action Logement et soutenue par l’État, cette garantie couvre gratuitement les loyers et charges impayés de la résidence principale pour certains publics, notamment les jeunes de moins de 30 ans et les salariés précaires. Elle représente une solution rassurante pour les propriétaires tout en facilitant l’accès au logement pour les locataires en situation moins stable. Il faut toutefois bien analyser les différences entre une assurance loyers impayés classique et Visale pour faire un choix éclairé. Pour en savoir plus, lisez notre guide sur la garantie Visale pour les bailleurs.
Différence entre Assurance Loyers Impayés et Visale
Ces deux garanties ont la même fonction : assurer le bailleur contre les aléas de la location. Elles viennent en quelque sorte se substituer à la caution physique demandée habituellement au locataire. Bien que leur objectif soit similaire, ce sont tout de même des produits différents :
| Assurance Loyers Impayés (GLI) | Visale |
| Proposée par de nombreux assureurs | Proposée par Action Logement |
| Couverture large : impayés, dégradations, frais de procédures, départ prématuré du locataire,… | Couvre les impayés et les dégradations locatives |
| Garantie à étendue variable selon les offres | La garantie est valable sur la durée du bail initial seulement (reconductible sous conditions), dans une limite de 36 mois d’impayés. Les dégradations sont couvertes à hauteur de 2 mois de loyers charges comprises. |
| Strictes conditions d’éligibilité des locataires (solvabilité vérifiée), salariés précaires généralement exclus, mais pas de condition liée à l’âge. | Ouverte aux jeunes jusqu’à 30 ans, aux salariés en début de contrat (sauf CDI confirmés), et aux signataires d’un bail mobilité. |
| Présence d’un délai de carence et de franchise variables selon les offres, certaines n’en ayant aucun. | Le propriétaire doit attendre d’avoir 2 mois d’impayés totaux ou 1 mois d’impayés partiels cumulés avant de faire sa déclaration. |
| Peut-être souscrite après le début de bail | Doit être souscrite avant la signature du bail |
| Assurance payante pour le bailleur : à partir de 2,5 % du loyer charges comprises. | Gratuit pour le locataire et le bailleur. |
Comment fonctionne l’Assurance Loyer Impayé ?
Le processus de souscription débute généralement par une évaluation du profil du locataire : ses revenus, sa stabilité professionnelle et parfois même son historique locatif. Cette évaluation permet à l’assureur d’estimer le niveau de risque associé à la location. Suite à cela, des documents tels que les fiches de paie, contrats de travail et parfois des références d’anciens bailleurs peuvent être demandés.
Pour être éligible, certaines conditions doivent être respectées, comme un revenu minimal du locataire, souvent fixé à trois fois le montant du loyer. En cas de défaillance du locataire, après une période définie, souvent 2 mois d’impayés, l’assureur intervient pour couvrir le manque à gagner. Toutefois, il est crucial de bien lire le contrat pour comprendre les exclusions possibles et les obligations du propriétaire, car le non-respect de certaines clauses peut entraîner la nullité de la garantie.
Où souscrire une Assurance Loyer Impayé ?
La plupart des compagnies d’assurance traditionnelles proposent des garanties loyers impayés en complément de leur offre d’assurance habitation. Il est donc possible de se renseigner auprès de votre assureur habituel ou d’effectuer des comparaisons en ligne pour trouver l’offre la plus adaptée à votre situation et à votre bien immobilier.
Par ailleurs, certains prestataires proposant des offres de gestion locative incluent également cette garantie ou la proposent en option. Ces garanties sont souvent associées à des services complémentaires, comme la prise en charge des démarches en cas de litige ou la représentation devant les tribunaux.
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Peut-on cumuler l’Assurance Loyers Impayés avec une caution solidaire ?
L’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 indique qu’il n’est pas possible de demander une caution au locataire si le bailleur a déjà souscrit une assurance loyers impayés. Il en va de même pour Visale. Seule exception : si le locataire est étudiant ou apprenti. Dans ce cas, le bailleur peut cumuler les deux.
Quelles sont les garanties de l’Assurance Loyers Impayés ?
Les garanties généralement proposées dans ces contrats sont :
- la prise en charge par l’assurance des loyers impayés : en cas de défaillance du locataire, l’assurance prend en charge les loyers, les charges et les taxes, les indemnités d’occupation, quelle que soit la raison de la défaillance (impayé, décès, …), après le délai de franchise s’il est prévu. Le propriétaire bailleur conserve à sa charge les sommes non perçues pendant les quelques mois de la période de franchise.
Cette garantie (et donc l’indemnisation) est limitée dans le temps ou en montant. - les détériorations et dégradations qui ne pourraient pas être financées par le dépôt de garantie. Ces dommages doivent pouvoir être imputables au locataire et la garantie doit avoir été souscrite (cette protection supplémentaire est une option chez certains assureurs)
Cette garantie est limitée en montant et souvent soumise à franchise. - les frais de contentieux occasionnés par la situation d’impayé : frais de recouvrement, frais de justice, d’huissier …
- le départ prématuré du locataire : en cas de décès du locataire ou de départ prématuré du locataire (non respect du délai de préavis, départ « à la cloche de bois »), l’assurance indemnise le propriétaire jusqu’à la récupération des locaux. Cette garantie peut être incluse de base ou en option selon les contrats.
Certains contrats proposent également en option une garantie « vacance locative » qui permet de percevoir une indemnisation pour la période entre deux locataires où le bailleur ne perçoit donc pas de loyer. Des plafonds de garanties et des franchises sont en général présentes.
Les assureurs proposent presque tous des options, avec surcoût. Les prix varient selon les compagnies.
Combien coûte une Assurance Loyers Impayés ?
Le montant de la cotisation est exprimé en pourcentage du loyer annuel du logement concerné, auquel viennent s’ajouter les honoraires fixes des assureurs.
Les tarifs de cette assurance oscillent entre 2 et 5 % du loyer annuel, selon les assureurs et les options éventuellement souscrites. Soit, en moyenne, un peu moins d’un demi-mois de loyer.
Le montant des cotisations est déductible des revenus fonciers, ce qui atténue son coût et rend cette assurance attractive en tant que bailleur.
💡 A lire également : Dans quels cas êtes-vous gagnant à souscrire une GLI ?
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Autodidacte (et passionné) de droit immobilier, Licence pro E-commerce, je suis responsable éditorial, rédacteur, SEO et data analyst chez LocService.fr depuis plus de 10 ans. Je suis l’auteur des Observatoires LocService du marché locatif, et vous m’avez peut-être déjà entendu (ou pas, si vous dormiez encore) dans des matinales TV/radio pour les présenter.

Une personne sous curatelle renforcée n’est apparemment pas compatible avec la Gli, alors que le bailleur a la garantie que les loyers seront réglés directement par le curateur. Est-ce que cela n’est pas considéré comme discriminatoire au vue de la loi. Les assurances seraient elles dans l’illégalité ? J’aimerai connaître votre opinion sur ce sujet. Merci d’avance.
Bonjour, la situation que vous évoquez soulève effectivement une question sensible, mais en l’état du droit, le refus d’une assurance GLI de couvrir un locataire sous curatelle renforcée n’est généralement pas considéré comme une discrimination illégale.
Il faut distinguer deux choses : la discrimination dans l’accès au logement, strictement encadrée par la loi (notamment sur des critères comme l’état de santé ou le handicap), et la liberté contractuelle des assureurs. Les compagnies d’assurance sont libres de définir leurs critères de garantie, dès lors qu’ils reposent sur une appréciation du risque et non sur un motif prohibé par la loi.
Dans le cas des GLI, les assureurs imposent des conditions de solvabilité standardisées (revenus, type de contrat de travail, etc.). Le fait qu’un locataire soit sous curatelle peut être perçu comme un profil “hors critères”, même si les loyers sont sécurisés par le curateur. Cela relève de leur politique de gestion du risque.
Ce n’est donc pas, en pratique, assimilé à une discrimination au sens juridique, sauf à démontrer que le refus est fondé directement sur un critère prohibé (ce qui est difficile à établir ici). Les assureurs ne sont pas tenus d’accepter tous les profils.
En revanche, ce type de situation est souvent critiqué car il peut conduire à écarter des candidats pourtant solvables. En tant que bailleur, vous restez libre de louer sans GLI, ou de vous orienter vers d’autres garanties (caution physique, garantie Visale sous conditions, etc.).