Les locataires déménagement moins souvent, et quand un logement se libère, il trouve preneur en moins de trois semaines et demie en moyenne. C’est ce que confirme le dernier dossier de presse de Clameur, publié fin avril 2026.
⏳ Les locataires restent de plus en plus longtemps
La tendance s’est enclenchée en 2023 et ne faiblit pas. Au quatrième trimestre 2025, la durée médiane d’un bail pour l’ensemble des appartements atteint 963 jours, soit près de deux ans et huit mois. C’est 120 jours de plus qu’il y a deux ans. Pour les maisons, le chiffre grimpe à 1 064 jours, avec une progression de 135 jours sur la même période.
La tendance est uniforme, quel que soit le type de bien. Les une-pièce affichent 781 jours de durée médiane (+87 jours sur deux ans), les deux-pièces 906 jours (+104 jours), et les trois-pièces et plus 1 009 jours (+142 jours). Plus le logement est grand, plus le locataire y reste.
L’explication avancée par Clameur est structurelle : la remontée des taux d’intérêt a bloqué de nombreux primo-accédants dans le parc locatif privé. Des ménages qui auraient, dans d’autres conditions de crédit, quitté leur location pour acheter, se maintiennent dans leur logement faute de pouvoir concrétiser leur projet.

🔑 Une vacance locative stabilisée à un niveau historiquement bas
Un deuxième indicateur suivi par Clameur est tout aussi instructif. La vacance locative inter-baux mesure le temps pendant lequel un logement reste vide entre le départ d’un locataire et l’arrivée du suivant. Après une baisse spectaculaire entre 2018 et 2021, où ce délai est passé de près de 38 jours à environ 24 jours, la courbe s’est stabilisée. Au deuxième trimestre 2025, la vacance inter-baux s’établit à 24 jours, quasiment inchangée sur un an (-1 jour) et sur deux ans (+1 jour). Sur six ans, le gain reste néanmoins considérable : 13 jours gagnés.
En clair : lorsqu’un logement se libère, un nouveau locataire l’occupe en moins de trois semaines et demie en moyenne. Un chiffre qui témoigne d’une demande locative solide, portée par la pénurie de logements disponibles dans les zones tendues.

🤔 Concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour un bailleur ?
Pour un propriétaire bailleur, ces deux tendances combinées dessinent un contexte globalement favorable, en particulier pour ceux qui redoutent les périodes de transition entre deux locataires.
Un locataire qui s’installe dans la durée, c’est moins de frais de remise en état, moins de démarches administratives répétées, moins d’énergie consacrée à la recherche d’un nouveau dossier. La stabilité locative représente un gain de temps et d’argent réel, souvent sous-estimé lorsque l’on se concentre uniquement sur le niveau de loyer ou le rendement brut.
Et si le locataire finit par partir, le marché répond rapidement. Avec une vacance stabilisée autour de 24 jours, un logement correctement entretenu et positionné au juste prix se reloue dans des délais courts.
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Source : Clameur, dossier de presse « L’état des lieux du marché locatif privé« , 28 avril 2026.
Autodidacte (et passionné) de droit immobilier, Licence pro E-commerce, je suis responsable éditorial, rédacteur, SEO et data analyst chez LocService.fr depuis plus de 10 ans. Je suis l’auteur des Observatoires LocService du marché locatif, et vous m’avez peut-être déjà entendu (ou pas, si vous dormiez encore) dans des matinales TV/radio pour les présenter.
Et en bon Breton qui se respecte, je suis facilement corruptible avec des crêpes !
