Paris double la taxe sur les logements vacants : Comment y échapper ?

Le Conseil de Paris a voté en juillet le taux maximal autorisé pour la nouvelle taxe sur la vacance des logements d’habitation (TVLH), qui remplace au 1er janvier 2027 l’ancienne taxe sur les logements vacants. Pour un propriétaire parisien, cela signifie 30 % de la valeur locative cadastrale la première année de vacance, puis 60 % à partir de la deuxième année 💰, contre 17 % et 34 % si la Ville s’en était tenue au taux national par défaut.

🏛️ Quel est le fondement légal de cette augmentation ?

La loi de finances pour 2026 a créé une taxe unique sur la vacance des locaux d’habitation, applicable partout en France à compter du 1er janvier 2027. Elle remplace l’ancienne taxe sur les logements vacants (TLV), qui existait depuis 1999 et ne s’appliquait qu’aux communes situées en zone tendue.

Le principe reste le même : un logement vacant depuis au moins un an, au 1er janvier de l’année d’imposition, dans une commune où l’offre de logements ne suffit pas à la demande, devient imposable. La base de calcul est la valeur locative cadastrale du bien, sans aucun abattement.

Le législateur a fixé des taux par défaut de 17 % la première année puis 34 % à partir de la deuxième. Mais il a aussi ouvert aux communes la possibilité de les porter à, respectivement, 30 % et 60 %. C’est cette option que Paris a choisi d’activer.

💰 Paris opte pour le taux maximal

Par une délibération adoptée par le Conseil de Paris le 18 juillet 2026, la Ville a choisi de porter les taux au maximum permis par la loi :

  • 30 % la première année d’imposition
  • 60 % à partir de la deuxième année

🏠 Combien ça représente concrètement ?

Prenons l’exemple donné par la Ville elle-même : un appartement vide de 30 m² dans le 17ᵉ arrondissement.

SituationMontant de taxe
Avant la réforme (ancienne TLV)environ 790 €
2027, 1ʳᵉ année de la nouvelle taxe1 400 €
2028, à partir de la 2ᵉ année2 800 €

Sur ce type de bien, la facture est donc quasiment doublée l’année prochaine, puis à nouveau doublée l’année suivante (elle reste constante ensuite).

📊 Combien de logements vacants à Paris ?

Le texte de la délibération évoque 300 000 logements inoccupés à Paris, dont la moitié en résidence secondaire et l’autre moitié, soit 150 000 logements, effectivement vacants, ce qui représenterait environ 10 % du parc total.

L’objectif affiché par la Ville est de remettre environ 20 000 logements sur le marché locatif ou à la vente.

🛡️ Des exonérations maintenues pour certains cas

Tous les logements vides ne sont pas concernés. Restent exonérés les cas où la vacance ne résulte pas d’un choix du propriétaire :

  • bien bloqué par une procédure judiciaire ou une succession ;
  • travaux lourds nécessaires pour rendre le logement habitable ;
  • logement mis en vente ou en location au prix du marché, sans trouver preneur.

Dans ces situations, il est conseillé de déclarer votre situation via le service « Gérer mes biens immobiliers » sur le portail impots.gouv.fr.

🔗 Pour aller plus loin sur les règles de cette fiscalité, notre guide : La taxe sur les logements vacants

🔑 Comment échapper à cette taxe ?

La solution la plus directe reste évidente : louer. La règle est précise : la taxe vise les logements vacants au 1er janvier de l’année d’imposition, et ce depuis au moins un an à cette date. Pour échapper à la taxe due en 2027, il faut donc que le bien ne soit plus vacant au 1er janvier 2027 (ou que sa vacance, à cette date, dure depuis moins d’un an). Autrement dit, plus la mise en location intervient tôt, plus la situation se régularise avant l’échéance.

Pour les propriétaires qui laissent un bien vide par manque de temps, par crainte des impayés ou simplement parce qu’ils ne savent pas par où commencer, LocService.fr peut vous aider à trouver rapidement un locataire fiable. L’inscription est gratuite pour les propriétaires, et il n’est pas nécessaire de diffuser vos coordonnées.

Autres leviers à combiner selon la situation :

  • la garantie Visale (gratuite, via Action Logement) pour se prémunir des impayés sans passer par une assurance privée ;
  • l’intermédiation locative sécurisée, mise en place par la Ville de Paris, qui permet de louer avec des garanties tout en bénéficiant d’un accompagnement.

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